20/07/2005

Bernard Lavilliers


Comme l'an dernier avec Bashung, c'était la soirée des anciens qui en ont encore en réserve.  Sachant que Bernard Lavilliers venait pour la quatrième fois en dix ans aux Francofolies de Spa, je m'attendais à le voir plus communicatif sur scène dès le départ.  Vous me direz qu'il n'est pas venu pour faire la causette, mais bon, y a rien à faire, le public qui vient en concert veut du contact tant musical que verbal.  A ce niveau, il aura été le mauvais élève de la soirée du Casino.
Mais voilà, dans son oeuvre, Lavilliers prouve avant-tout qu'il reste un monument de la chanson française.  Il prouve sur scène qu'il est bien plus qu'un chanteur.  C'est un grand interprète et c'est ce qu'on apprécie chez lui.  Artiste complet, Lavilliers reste difficile à cerner.  Surtout qu'il garde toujours cet air presque glacial habillé d'une carapace de cuir noir, tout en enchaînant des airs torrides et sud-américains. 
Et puis j'ai été déçu de ne pas pouvoir filmer comme je le faisais l'an dernier.  Ah ce sacré droit à l'image et au son qu'il faut négocier ou monnayer.  Uniquement des photos pour ma petite caméra rebelle. Quand il chante si bien le "Ché", sa révolution ne sonne plus très juste...
Mais qu'est-ce que son oeuvre est forte !

01:14 Écrit par Nic Sparadradebainmarie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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